Les corps caverneux

Le livre sort le 4 février 2022 aux éditions LansKine.

Ce texte a été écrit dans le cadre d’une résidence d’écrivain Ile de France (2019-2020).

« Les corps caverneux » est un récit poétique construit en huit séquences. Le titre dans la séquence fait certes allusion au désir sexuel dont la force insurrectionnelle se manifeste dans le livre notamment à la séquence « désir de nuages ». Néanmoins, les « corps caverneux » désignent ici, avant tout, les cavernes en nous par analogie avec les cavernes préhistoriques : les corps caverneux sont ces espaces vides, ces trous ou ces failles, que nous avons tous en commun et que notre société de consommation tente de combler par tous les moyens. Dans chacune des séquences est évoquée une nouvelle attaque contre ces espaces intimes de respiration, en réaction à laquelle une musique émerge, une musique de nos cavernes, qui nous permet de nous cabrer et de rester vigilants.

image de la couverture du dernier livre de Laure Gauthier, les corps caverneux aux éditions Lanskine
image de couverture : @christophe Lalanne

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Lectures

02.11.22 « Les incantations de Laure Gauthier » (Hémisphère Son)

Pour Hémisphère Son, Anne Montaron a réalisé un long entretien avec Laure Gauthier à l’occasion de la sortie de son livre « D’un lyrisme l’autre », réunissant des artistes qui explorent la création contemporaine, entre poésie et musique et de la soirée qu’elle organise le 4 novembre avec des artistes et notamment le compositeur Pedro García Velásquez, où elle invite le public à une sieste acoustique avec l’installation « Remember the future », qui plonge le public dans ce qu’ils appellent des « lieux perdus » : une immersion sonore en trois dimensions. Elle raconte dans cet entretien notamment ses collaborations dans le domaine du son particulièrement celles avec Pedro García Velásquez et Olivier Mellano, mais revient aussi sur ses livres de poésie, sur la place de la voix dans son travail et sur ses transpoèmes.

12.10.22 Laure GAUTHIER à la Fondation La Ruche-Seydoux

Laure Gauthier performera « rodez-blues », extrait de « les corps caverneux » (LansKine, 2022) dans le cadre d’une soirée « Regards croisés » organisé à la Fondation La Ruche-Seydoux pour l’autrice Carrie Chapell en partenariat avec la revue Verse of April. La poésie anglophone et francophone dialoguera avec les œuvres des plasticiennes Michèle van de Roer et Liuba Wolf.

Avec Alison Grace Koehler, Laure Gauthier, Carrie Chappell, Mélanie Blaison, Lénaïg Cariou, Joason Stoneking.

Fondation La Ruche-Seydoux, Atelier Alfred Boucher, 2, passage de Dantzig, 75015 Paris

mercredi 12 octobre 2022 à partir de 18h jusqu’à 21h

Réservations : verseofapril@gmail.com

Affiche Regards Croisés Laure Gauthier

28.05.22 : Laure Gauthier invitée au Festival « Les Eauditives » (Toulon) avec le CIPM

Laure Gauthier est invitée à faire une lecture performée de « les corps caverneux » (LansKine 2022) au Musée national de la Marine à Toulon dans le cadre du festival Les Eauditives, en partenariat avec le Centre International de Poésie de Marseille.

Lieu : Musée national de la Marine à Toulon

Date : 28 mai 2022 à 19h

Lien : https://cipmarseille.fr/evenement_fiche.php?id=1490

« Les corps caverneux constituent un récit poétique construit en sept séquences. Le titre fait allusion au désir sexuel dont la force insurrectionnelle se manifeste dans le livre notamment à la séquence « désir de nuages » et « les corps cav ». Néanmoins, derrière l’allusion à nos anatomies désirantes, les « corps caverneux » désignent ici, avant tout, les cavernes en nous par analogie avec les cavernes préhistoriques : les corps caverneux sont donc ces espaces vides, ces trous ou ces failles, que nous avons tous en commun et que notre société de consommation tente de combler par tous les moyens : achats, faits divers etc. Il ne s’agit pas de cabanes, de lieux précaires et provisoires à habiter hors de nous, mais d’espaces solides et intimes à défendre avant que d’aller lutter à l’extérieur. Dans chacune des séquences est évoquée une nouvelle attaque contre ces espaces intimes de respiration et de liberté, en réaction à laquelle une musique émerge, une musique de nos cavernes, qui nous permet de nous cabrer et de rester vigilants. Des poèmes s’élèvent qui font signe vers une musique comme dans « désir de nuages ». Ils viennent comme une blue note, à des moments de respiration du récit qui se structure, devient fluide ou au contraire se suspend en fonction de l’urgence ou de la menace extérieure. »

20.03.22 Laure Gauthier chez Mona avec Chloé Delaume

Chloé Delaume invite Laure Gauthier à lire des extraits des corps caverneux à la Petite veillée chez Mona

On y entendra Wendy Delorme qui lira deux textes (« Les mots de la chair ») et « La corde au cou, les yeux fermés »), Laure Gauthier lire des extraits des corps caverneux (LansKine, 2022), et on découvrira de nouvelles écritures : Elise Bronsart, Vidya Narine, Lola Arrouasse, Alex(ia) Temécylia et Sophie Bazy ainsi que Chloé Delaume.

Lieu : Mona, 9 rue Vaugirard, 75014 Paris
Horaire : 18h30

Réservation en ligne ici

Laure Gauthier chez Mona avec Chloé Delaume

22.01.22 Laure Gauthier lit à l’opéra de Rouen

L’opéra de Rouen-Normandie et la Factorie organise une 6e édition des « Nuits de la lecture » et de l’événement « Les poètes n’hibernent pas ». Anna Serra y lit « je suis amoureuse » (LansKine, 2019), Alexis Pelletier y lit « ErotoMlash » (Vincent Rougier, 2019) et Laure Gauthier y lit « les corps caverneux » (LansKine, 2022). Les lectures seront entrecoupées par un voyage musical autour des œuvres de Clara Schumann, Robert Schumann et Johannes Brahms.

en ligne sur le Web

Lieu : Opéra de Rouen, Foyer du Théâtre des Arts
Horaire : 19h

photo de Laure Gauthier donnant lecture à l'Opéra de Rouen
Final Opéra de Rouen Laure Gauthier

14.01.22 Laure Gauthier et Olivier Mellano à Cherbourg

Lieu : La Bouée, 10, rue Notre-Dame-du-Vœu à Cherbourg
Horaire : 19h30

Cette soirée, organisée par la Factorie-Maison de la poésie de Normandie et par la poète Adeline Miermont-Giustinati dans le cadre du programme « Les poètes n’hibernent pas » et dans le cadre de la résidence de Laure Gauthier à la Factorie. La lecture-concert de « les corps caverneux » est précédée par une lecture performée de « Sumbalein » de Adeline Miermont.

en ligne sur le Web

Photo de l'event Lecture de Laure Gauthier à la Bouée, Cherbourg
Photo de l'event Lecture de Laure Gauthier à la Bouée, Cherbourg
Photo de l'event Lecture de Laure Gauthier à la Bouée, Cherbourg

18.09.21 Laure Gauthier invitée au festival Extra

Laure Gauthier lira dans le cadre du Festival Extra, Baudelaire-Poetry-Day à l’invitation de la revue COCKPIT et de la Fondation Pernod Ricard

Cet événement, organisé par la revue Cockpit, s’appelle « Élévation » en hommage au poème éponyme des Fleurs du Mal.

Lectures de A.C. Hello, Vincent Broqua, Joseph Ghosn, Fernando Arrabal, Manuel Joseph, Gianni Forte, Amélie Lucas-Gary, Virginie Poitrasson, Laure Gauthier et Christophe Fiat.

Heure : 14h30 le 18.09.21
Lieu : 1 cours Paul Ricard, 75008 Paris

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Note de lectures

« les corps caverneux » par Adrien Meignan pour « Un dernier livre avant la fin du monde », 4.02.2022

« Laure Gauthier compose avec ce thème inédit, qui semble avoir été saisi par l’écriture elle-même.
Dans Les corps caverneux, elle cherche à raconter le corps comme attraction, anatomie qui reçoit
autant qu’elle projette. Ce corps n’est pas figé dans une quelconque posture ou relégué à un lieu commun
créé par notre société de consommation et patriarcale. Laure Gauthier cherche à tirer de cette
exploration une complexité évidente : nos corps permettent autant de lutter que de pleurer. Le corps
renonce autant qu’il avance, il hésite, puise son énergie dans ce qu’il entoure et avec les entrelacements
possibles. »

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« les corps caverneux », par Christian Rosset pour diacritik, le 02.02.2022

« Et, comme malgré moi, une bande son improvisée accompagne la lecture (nécessairement intérieure)
de ces vers : proche du silence… Une musique de l’attente produite par hybridation de divers sons
instrumentaux, électroacoustiques et bruiteux. (…) Les corps caverneux manifeste une belle écriture,
parfois assez drôle, ce qui est plus rare (“le selfie est l’aggravation du poème romantique, / le moi confit, /
fleur bleue devenue lumière bleue, spleen de soi / La modernité se mord la queue / sans intérêt”), mais
bien entendu ce qui nous fait sourire dégage quelque chose de mélancolique… On se frotte à l’amour, et
à la mort, à la belle santé de la jeunesse, comme à la décrépitude des corps en EHPAD. Présence
d’Artaud et des Blues Brothers – virée intime dans le monde magdalénien… »

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« les corps caverneux », par Gilles Jallet pour remue.net, le 31.01.2022

« Les poèmes narratifs de Laure Gauthier sont inséparables d’une critique historique de la violence. Là où cette violence, non seulement celle de l’état de droit, mais aussi de la société capitaliste, dispose librement de la vie des individus : surconsommation, destruction de matières premières et de l’outil de production, gaspillage et pollution irréversible de la planète, tourisme de masse, déshumanisation de la société, sans même parler des violences à l’intérieur de la société civile : « quel est cet état / qui laisse faire ça ? » demande Laure Gauthier.

Le cri de Van Gogh, le cri d’Artaud ne ressemblent pas au cri de Cro-Magnon : « il faut arrêter de faire musée / et avancer, avancer » (« une rhapsodie pour qui ? »). »

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« les corps caverneux » par François Huglo pour Sitaudis. 21.01.2022

« Poumons et cœur, colonne d’air et vaisseaux sanguins, le corps est caverneux. Ses plis enveloppent les flux qui le renouvellent à chaque instant, assurent la turgidité de ses tissus comme la sève celle des végétaux. Toute voix, toute artère ou veine, est caverneuse. Mais il ne s’agit pas de cela, ou pas directement. Le programme intime du recueil semble énoncé par Denis Roche : « recherche invétérée d’un manque, d’une réalité qu’on sent comme manque. Et cette appréhension continue communique à l’écriture par des pulsions exagérées difficiles à garder ainsi sans les amplifier, les déformer, les litaniser ».

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« ne rien laisser s’enfermer. Sur les corps caverneux de Laure Gauthier », par Georges Guillain, Les Découvreurs, 28.01.2022

« Parler de surface, de surfaces plutôt, quand il est question de cavernes, n’a rien de contradictoire. Nous imaginons beaucoup trop les surfaces à partir de notre notion du plat. Alors qu’elles se replient, se ploient, se creusent, se retournent, se tordent, se déploient. Et c’est le mérite du travail de Laure Gauthier que de se montrer attentive à l’ensemble des énergies par quoi tout cela forme espace. Aussi bien d’enfermement. Que de liberté. Précisons. L’être humain pour Laure Gauthier est un être essentiellement caverneux. C’est-à-dire qu’il est d’abord le lieu d’un brassage incessant d’énergies, de fluides, qui fait qu’à l’image de la verge passant de tendue à flaccide et inversement, le vide, les vides dont nous nous trouvons constitués, sont en permanence traversés, conduisant notre relation au monde, à l’être, à osciller entre plénitude et manque, ce manque surtout, ce trou, que nous aspirons à voir le plus souvent combler, par quelque chose de vivant, de vaste ou de puissant, à l’intérieur de nous. »

« les corps caverneux », cockpit critique club, dans COCKPIT voice recorder, n°16 / Décembre 2021

« Capter. Ce serait donc ça. Capter pour mieux proférer et dire poétiquement et peut-être même érotiquement le sens de nos vies non plus dominées par le fantasme et le symbole d’un seul phallus, image du désir. A la place, que « les corps caverneux » qui est le titre de ce livre, tissus érectiles (…) qui se gorgent de sang et aussi naissance de l’humanité préhistorique, avec le Lascaux de Bataille et de l’humanité philosophique avec le mythe de la caverne de Badiou. Ce que Gauthier résume en un seul vers : ‘l’idée de nos grottes résonne de chair’. »

Publications en revue

« Désir de nuages », in Po&sie, 2020/2-3 (172-173), p. 133-141

« rodez-bluez », in Phoenix, n° 34 (dossier M. Cosnay)

« La chambre et l’abeille (Epadh-mélodie) », in L’Étrangère, n° 50-51, p. 83-101

« La clocharde du monde », sur SITAUDIS ; consulter en ligne

« (je) Suis-moi (tu) », in Sarrazine, n° 18, p. 97-103

« La forêt blanche », in Babel heureuse, n° 4, 2018, p. 49-55

« queu paìs », in Paysages écrits, n° 30, 2018, p. 8-14

18.01 : « rodez-blues »

Le poète et traducteur mexicain Audomaro Hidalgo a traduit de longs extraits de « rodez blues » (les corps caverneux, LansKine, sept. 2021) en espagnol pour la revue mexicaine Circulo de poesia.

Voir lien : Circulo de poesia

laure gauthier

08.01. « rodez-blues prologue » dans COCKPIT

Christophe Fiat et Charlotte Rolland invite Laure Gauthier à les rejoindre et à publier « rodez blues prologue », un extrait de les corps caverneux (LansKine, septembre 2021) dans le numéro 8 de la revue COCKPIT voice recorder.

programme Cockpit

13.11. « les corps cav. » dans COCKPIT

img Laure Gauthier Cockpit

Christophe Fiat et Charlotte Rolland invite Laure Gauthier à les rejoindre et à publier « les corps cav. », un extrait de « les corps caverneux » (LansKine, septembre 2021) dans le numéro 6 de la revue COCKPIT voice recorder.

15.09 parution de « désir de nuages » (Po&sie, 172-173)

Le texte « désir de nuages » est un extrait du recueil « les corps caverneux » qui paraîtra chez LansKine en septembre 2021. Dans chacune des séquences est évoquée une nouvelle attaque contre ces espaces intimes de respiration, en réaction à laquelle une musique émerge, une musique de nos cavernes, qui nous permet de nous cabrer et de rester vigilants. La séquence « désir de nuages » qui invente une musique de nuages donnera lieu en 2023 à une installation électroacoustique, vocale et poétique en collaboration avec la compositrice Nuria Giménez-Comas.

Lien : Po&sie : sommaire du dernier numéro

Article disponible à cette adresse : Revue poésie 2020