la forêt blanche

Une installation poétique multimédia.

Conception : Laurent Bolognini, Laure Gauthier et Sylvie Lobato
Dispositif plastique : Sylvie Lobato, plasticienne
Dispositif textuel et vocal : Laure Gauthier, auteure
Dispositif lumière : Laurent Bolognini, concepteur lumière
Installation sonore : Martin Saëz

des transpoèmes à l’œuvre

L’installation emprunte son titre à l’un des transpoèmes de Laure Gauthier disposés acoustiquement en regard des trois œuvres plastiques de Sylvie Lobato accompagné d’un dispositif lumière de Laurent Bolognini : « la forêt blanche ».

Il s’agit d’un transpoème, un poème transgenre, enregistré par Laure Gauthier dans différents contextes sonores : il est une sorte d’anti-Rêverie du promeneur solitaire en ce qu’il fait état d’une progression sans mots dans une forêt, de sensations provoquées par les arbres et d’un mouvement philanthropique qui permet de voir émerger des visages dans une clairière.

Entre la voix des trois transpoèmes qui émergent des trois œuvres, une entaille apparaît : un espace entre les œuvres où les mots émergents tissent un poème nouveau, à chaque fois renouvelé en fonction de l’ordre de passage du spectateur devant les œuvres. L’espace acoustique se dilate ou se rétracte, des interférences se créent : polyphonies, silence ou cacophonies qui dessinent des alvéoles depuis lesquelles écouter-voir.

note d’intention

Sylvie Lobato a choisi de faire apparaître le blanc, la fragilité dans une installation évoquant des visages faits de peintures et collages sur gazes suspendues. Le travail du visage qui envisage le spectateur déploie une chair à vif par une recherche de lumière et d’ombres portées et d’autres, reportées. Le passage dans l’épaisseur créée entre deux voiles-peaux disloque le buste par exemple qui s’anime dans l’œuvre « caverne », cette seconde œuvre puise dans l’archaïque et introduit un autre régime d’images.

Laurent Bolognini a créé pour cette installation une machine lumière ainsi qu’une Soundmachine qui fait tourner les transpoèmes et installe autrement la voix dans l’espace et le temps.

L’installation se propose comme interface entre la forme et le sujet qui l’expérimenterait par le prisme de l’écran. Déliant une voix et des rythmes, les encres et fils portés par des gestes amples définissent des œuvres aériennes où le flux comme écriture peut s’exprimer.

Les images poétiques à l’œuvre dans les transpoèmes se déploient avec la voix dans un espace-temps intermédiaire : ni plus le poème ni l’œuvre plastique, mais un entre-deux de lumière, entre les œuvres.

Les différentes œuvres entrent en résonance et ouvrent des images en mouvement.

Laure Gauthier cherche à abolir la différence entre poésie écrite et poésie sonore en mettant au point des transpoèmes, des textes sortis de ses livres, et qui déploient certaines images poétiques revêtant une plasticité et une sonorité particulière : ici celle du couloir, de la grotte et de la forêt blanche. Elle enregistre ensuite ses textes à l’aide d’un zoom audio en différentes situations et différents lieux.

Des poèmes transgenres, qui mutent et migrent. Hors sol, ils prennent alors un autre sens. Les transpoèmes sont des greffons ; des greffes situationnistes ? Qui s’intègrent, dialoguent avec l’univers plastique de Sylvie Lobato et l’univers lumière de Laurent Bolognini. Le centre de gravité du texte se déplace alors. Creuse autrement le sens.

L’espace se redéfinit avec la voix, la lumière, les ombres portées des gazes ou de la machine de lumière cinétique. Le texte transporte dans son image sonore et plastique des espaces-temps qui se recomposent à l’épreuve de la gaze, de ses visages, de ses mouvements, de ses ombres. Le poème est source de propositions ; il crée des béances et des écrans avec l’œuvre plastique et celle-ci en retour fait signe vers la poésie.

la forêt blanche – trailer – transpoème

Œuvre 1 : « installation de couloir »

Transpoème de Laure Gauthier (texte et voix)

Sculpture cinétique « Suono – 02 » : Laurent Bolognini 
Montage son : Martin Saez

installation de couloir

by Laure Gauthier | transpoème

Œuvre 2 : « la caverne »

Transpoème de Laure Gauthier (texte et voix)

Dispositif plastique : Sylvie Lobato
Projections lumières : Laurent Bolognini
Installation sonore : Martin Saez

Œuvre 3 : « la forêt blanche »

Transpoème de Laure Gauthier (texte et voix)

Dispositif plastique et ombres reportées : Sylvie Lobato
Sculpture cinétique « Ombra – 01 » : Laurent Bolognini
Installation sonore : Martin Saez

la forêt blanche

by Laure Gauthier | transpoème

Œuvre 4 : « vas voir au palazzo »

Transpoème de Laure Gauthier (texte et voix)

Dispositif plastique : Sylvie Lobato
Projections lumières & Création larme – lumière : Laurent Bolognini
Installation sonore : Martin Saez

vas voir au palazzo

by Laure Gauthier | transpoème

A propos de la forêt blanche

Voir les articles sur la web-revue Libr-critique, créations, en date du 30 mai et du 9 juin 2019 :