Remembering Clouds

L’oeuvre

Pièce instrumentale et vocale pour soprano, viole de gambe et guitare électrique
Musique : Sofia Avramidou
Texte en français : Laure Gauthier
Traduction en anglais : Christopher Alexander Kostritsky Gellert

Durée : 7 mn
Sur la compositrice

Ensemble Ictus

Theresa Dlouhy, soprano
Eva Reiter, Viole de gambe
Tom Pauwels, guitare électrique

Création mondiale : Samedi 3 septembre 2022

Heure : 15h
Lieu : Réfectoire des convers, Abbaye de Royaumont
Dans le cadre du concert « Darker than black »

Commande de la Fondation Royaumont à S. Avramidou, Lauréate de l’Académie Voix Nouvelles 2020.

« remembering clouds » évoque le destin de Kaspar Hauser, cet adolescent que l’on a appelé « l’orphelin de l’Europe », enfermé toute son enfance et arrivé aux portes de Nuremberg, sachant à peine parlé un jour de mai 1828. Pour l’autrice, qui interroge dans ses récits et ses poèmes les mécanismes de violence contemporaine et cherchent à articuler un chant possible pour y faire face, il s’est agi de déplacer le propos, d’écrire une sorte de biographie miniature, comme un dialogue onirique avec l’adolescent qui a aperçu la violence et les nuages, qui a regardé en face le début de notre modernité. C’est ce courage qu’il nous faut avoir pour regarder en face la période nouvelle qui s’ouvre à nous. Il s’agit d’un chant d’espoir, d’une possibilité de déjouer la violence et de porter notre regard ailleurs.

A propos de la pièce

« l’influence du texte est diffuse », entretien avec Sofia Avramidou, in : d’un lyrisme l’autre. La création entre poésie et musique, Laure Gauthier en dialogue, Paris, MF, 2022, p. 150-174
« la poésie est un chant du hors-champ », entretien de Laure Gauthier avec Dominique Quélen, in : d’un lyrisme lyrisme l’autre. La création entre poésie et musique, Laure Gauthier en dialogue, Paris, MF, 2022, p. 350-378, particulièrement p. 360-363.

Presse

« Très contrastée, faite de soubresauts, voire de hoquets, mais aussi de lignes quasi vaporeuses, Remembering Clouds recèle beaucoup de richesses, tout en gardant le meilleur (une part de mystère) pour la fin. Si les trois interprètes sont ici sollicités en bloc pour exp(l)oser le texte de Laure Gauthier, en traduction anglaise, ils se prêtent à de nombreuses combinaisons insolites dans les autres pages rassemblées sur le thème de la mélancolie, du XVIIe siècle à nos jours. »

Le Monde, 5 septembre 2022, Pierre Gervasoni, « Voyager en musique dans l’espace de Royaumont »