POÉSIE COMMUNE, une collection de poésie aux éditions mf

« poésie commune » est une nouvelle collection de poésie qui paraît aux éditions MF.

Une poésie du commun

Une poésie du commun

C’est au début de l’hiver 2023 qu’est née l’idée d’une collection de poésie à la suite de discussions aussi intenses que joyeuses entre Bastien Gallet et moi : persuadés que la poésie connaissait une mutation aussi importante que la société et qu’il manquait d’espaces éditoriaux permettant de prendre acte de ce renouveau, ils ont imaginé les contours d’une collection qui aurait également un pendant dans la revue Les Temps Qui Restent qui prenait vie au même moment : tandis qu’une fois par mois un texte poétique serait publié en ligne dans une rubrique des TQR, la collection abriterait 4 ouvrages de poésie par an à partir de mars 2025.

Il s’agissait d’inventer un lieu qui répondrait à cette poussée du présent poétique. Une poésie solide par temps friable, où le risque et l’expérimentation ne seraient pas tempérés par une frilosité néo-libérale. Très vite, la conversation a mené vers ce « commun qui manque » pourrait t-on dire en affinité avec le « peuple qui manque », la plateforme curatoriale créée par Aliocha Imhoff et Kantuta Quiros. En dépassant les anciennes oppositions entre poésie documentaires et lyriques, il a semblé temps de faire place à des écritures qui ne rejettent pas l’émotion tout en développant une pensée sensible du « commun » : en ne séparant jamais la recherche formelle, de la pensée, en dépassant les oppositions obsolètes entre subjectivité et objectivité, le commun, s’est imposé, comme le centre de gravité de cette collection.

Le commun nous l’entendions de plusieurs manières : 1) le commun comme ressource à protéger et à renouveler, en l’occurrence les langues et tout ce qu’elles charrient d’idiomes, d’expressions, d’accents, de prosodies et de mots désuets, oubliés, usés, c’est-à-dire, aussi, de cultures et de mondes sociaux plus ou moins minorés, 2) le commun comme ensemble de problèmes que la poésie peut regarder en face et prendre à bras le corps de la langue. 3) le commun comme pratique ici collective, qui fait groupe, essaim, nuée, ni rivale ni exclusive mais à la fois individuelle et partagée.

Un comité de lecture

Les membres du collectif sont tous entre plusieurs écritures et leur activité dépasse les frontières de la poésie. Ils ont développé une pratique et une pensées dans des domaines des arts plastiques, de la science-fiction, de la psychiatrie, de la traduction ou encore de la musique :
Patrice Blouin, Lénaïg Cariou, Frédérique Cosnier, Elsa Boyer, Séverine Daucourt, Elke de Rijcke, Laure Gauthier et Bastien Gallet

La collection « poésie commune » de MF de mars 2025

Xixi de Florence Jou, les branches des autres de Camille Sova, Veules-les-Roses de Gabrielle Schaff, Poudreuse de Séverine Daucourt.

En ligne aux Editions MF

La rubrique « poésie commune » dans la revue Les Temps Qui Restent

“Poésie commune” est un espace dédié aux voix poétiques contemporaines. Elle entend témoigner du bouillonnement d’une pratique plurielle qui refuse d’avoir à choisir entre lyrisme et recherche formelle, entre expression individuelle et voix collective, entre la séparation du poème et son engrènement dans le monde.
Dire la poésie commune, c’est dire la singularité d’une poésie qui produit du commun où trouver la force de se réfugier mais aussi de se rebiffer, de biffer les récits en inventant des langues et des énonciations. Dire la poésie commune, c’est dire une poésie qui aujourd’hui éprouve-et-pense, dit je, tu, nous, on, est grave, virulente, drôle, émouvante sans jamais se complaire ni dans le biographisme ni dans la déploration. Dire la poésie commune, c’est dire une poésie qui déraille, tempête, joue, fabrique des formes, bref fait l’expérience du monde. Dire la poésie commune, c’est dire le paradoxe d’un lyrisme irréductible au seul sujet, d’une voix immédiatement collective sans être assignable, d’une expérience poétique qui est aussi d’avant et d’après le poème, inséparable de ses conditions comme de ses effets, du lieu-milieu où il s’énonce et de la manière dont il prend corps, essaime, circule.

Une à deux fois par mois des poète.sse.s sont proposés dans cette rubrique en ligne :

En ligne vers Les Temps qui Restent

Actu – Presse

Libération, par Florian Bardou, 14 avril 2025 : « Avec poésie commune, tirer les vers du lien » :

« Avec quatre recueils au format ultra poche publiés chaque printemps, la nouvelle collection des éditions MF propose de rendre compte de la pluralité des voix poétiques contemporaines. »

Lien à ouvrir