Outrechanter

Editions La lettre volée, 2025

Laure Gauthier
Postface de Martin Rueff
96 pages, 14 x 21 cm
ISBN 978-2-87317-639-6
16 €, 2025

Editions Lettres Volées

Présentation

« Le poème migre / Il s’appelle / Chant sans Terre / il est serpent et dragon / tout à la fois sol des Migrants et Mer / Sans racine de terre, / Ulysse de justesse ? » Laure Gauthier poursuit ici son travail poétique sur l’énonciation et la polyphonie. Ainsi les dialogues de la première suite chorale intitulée Le terme des lamentations sont de véritables chants tenus par des protagonistes où se découvrent à la fois l’évocation de personnages classiques de la culture prémoderne (Abélard, Héloïse…) et la projection d’une sensibilité à fleur de voix. La deuxième suite poétique intitulée Le serpent b nous entraîne sur les hautes terres de l’Asie afin d’évoquer la légende chinoise des deux serpents vivant dans la montagne, et qui, après mille ans d’existence et de méditation, se transforment en femmes. Ces deux suites ne sont pas étrangères l’une à l’autre, elles inscrivent un même terrain de l’expérience du monde et de la relation à l’autre, plus singulièrement, de la relation amoureuse au sens le plus large et profond qui soit.

Lectures-rencontres

Maison de la poésie de Paris, 7 novembre 2025

Lecture à trois voix : Laure Gauthier, Séverine Daucourt et Antoine Mouton et une composition musicale de Nicolas Repac :

Maison de la Poésie – voir

 

Rencontre-lecture dans le cadre des Rendez-Vous de l’Histoire, à Blois, le 20 octobre 2025 à l’invitation des Editions Macula avec Nathalie Koble, Amandine Mussou et Jean-Baptiste Brenet.

Editions Macula

 

Rencontre-lecture à la librairie CFC à Bruxelles en dialogue avec Elke de Rijcke : « Lyrismes en temps de détresse » le 26 avril 2025.

Les Rencontres du Samedi

« Des contes du futur » : Carte blanche à la librairie La régulière avec Séverine Daucourt, Chloé Delaume, Irène Gayraud et Florence Jou. Le 29 mars 2025.

 

carte blanche à la Régulière avec Chloé Delaume, Séverine Daucourt

Et ailleurs en librairie : à la librairie EXC (Paris), librairie l’Esperluette (Lyon), librairie La place aux herbes (Uzès), librairie Clair-Obscur (Albi), etc.

Extraits Vidéos

Presse

Collatéral, 22 octobre 2025 : « un conte quand même. Un dialogue entre Laure Gauthier et Juliette Riedler » :

Extrait : « Ces livres ont en commun une reprise de mythes et de contes comme point de départ : ils interrogent ce que les contes dessinent comme lignes de force d’un monde destructeur pour les femmes et le vivant. Il s’agit de partir des contes en tant que mise en scène et révélation d’un schéma majoritaire mais aussi de traits d’utopies portés par des êtres fabuleux, condamnés à disparaître. Ces réécritures se fondent sur certains mythèmes, s’appuient sur leur puissance synthétique et leur portée générale et y trament une histoire particulière : il s’agit de faire entendre ce qu’ils racontent de nos vies, de nos histoires, de mettre en avant ce que nos histoires font apparaître de fabriqué, de sous-entendu, de structurellement / possiblement aliénant dans les contes (qui tendent vers une morale) mais aussi de potentiellement dystopique et critique. »

COLLATERAL MEDIA un conte quand même. un dialogue entre laure gauthier et juliette riedler

« outrechanter » de François Bordes, Revue La Forge, n°5, p. 260 :

Extrait : « Dans la « poussière blanche de l’histoire », des voix se cherchent, se trouvent, résonnent. Les corps suffoquent, vibrent, fuguent. Le son chasse l sens et le sens le son dans ces deux chants d’entremondes, occidentorientaux. Laure Gauthier poursuit son travail vers un au-delà du vers mallarméen retrempé dans les eaux musicales des mythes et légendes. »

Editions corlevour

« Terrain vague » de Christian Rosset sur Diacritik, le 5 février 2025 : « Du livre des visages à la forme du reste » :

Extrait : « Dans cette partition de silence, je découpe une voix, sans certitude qu’elle puisse sonner dans l’espace virtuel où ces lignes sont publiées : « La pluie nous regarde / sur la surface Épaisse du lac / tu l’Entends ? / Deux saules et lointain / en surplomb / le poème à gauche / Debout / écrit le viSage / Clair / le Corps / Fort / de Xu xian / le corps cavale / sur papier »

Diacritik. du livre des visages à la forme du reste

La viduité, janvier 2025 :

Extrait « Un dialogue sauvage, charnel, par association de son, par cette langue du désir, cette soif et ce contact, énigmatique aussi bellement : « ma larme coule/seule liquide en moi-miroir/morte déjà le ventre plein d’aimer ». Serre, de près, l’absence, dire ce qui en persiste, la séparation dans le contact, le silence. Trouver ce qui se cache entre les lettres, mettre un terme aux lamentations ? Peut-être, aussi. Une sorte de théâtre au secret de l’intime, une lecture pour Soi qu’il faut laisser se déployer. À l’érudition s’amalgame un humour discret, des jeux de mots et des césures (…) »

La viduité

Georges Guillain, Les Découvreurs. 9 janvier 2025.